No smoking

Publié le par pierrôt

Demain, c'est la fête. Oui, demain 1er octobre, c'est la fête. Comment ça, quelle fête ? La fête nationale chinoise, évidemment ! Je sais, c'est plus simple de s'en rappeler quand on y est. Ah, l'automne à Pékin....Ok, c'est facile comme référence. Mais comme c'est toujours aussi beau, en roman comme en vrai, on ne s'en lasse pas.

Je me demandais ce qui avait bien pu changer avec les Jeux Olympiques. À vrai dire, on ne pouvait plus s'attendre à grand chose tant Pékin s'était déjà transformé ces dernières années. Mais il reste toujours ici et là quelques petites zones pas trop montrables. Pour ça, les chinois ont une bonne technique. Une palissade avec plein de belles images dessus. À moins de survoler Pékin en hélicoptère, on ne voit rien. On devine bien qu'il y a des travaux. Mais tout le monde sait que la Chine est un pays en construction. En plein centre de Pékin, dans la principale artère commerçante de la ville, Wangfujing, on trouve ainsi un périmètre délimité par ce genre de palissade.

Il y a eu, en revanche, un véritable changement avec les Jeux Olympiques. C'est l'apparition de ce genre de pancartes :No smoking

On les trouve aussi dans les couloirs des hôtels.

Et même jusque devant sa propre chambre !

 


Ça peut vous paraître anodin. Mais c'est une véritable révolution (preuve que c'est bien ici que ça se passe). Car jusqu'à présent, la Chine était bien le dernier endroit où l'on se préoccupait de savoir s'il était permis ou non de fumer pour s'en griller une. Souvenir d'il y a quelques années où, après un dîner, le voisin n'avait pas arrêté de cloper. Bon, il avait une excuse : c'était un flic. Les enfants avaient récupéré son briquet distributeur de cigarettes. Toujours ça de pris. En voyant ces pancartes et ces écriteaux, je me suis dit : Pierrot, t'as du bol. Ou du nez, diraient certains vieux copains. Ou les deux à la fois. En tout cas, j'étais content d'avoir arrêté de fumer l'année dernière. D'ailleurs, comme je l'ai déjà expliqué( Comment Tom s’est arrêté de fumer), à Pékin c'est comme si les cigarettes étaient gratuites : avec la pollution, on fume sans s'en apercevoir. Alors on peut bien se permettre no smoking.

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