Lire aux cabinets

Publié le par pierrôt

C’était un petit livre tout rose, posé sur une table dans une librairie. Avec sur la couverture ce titre curieux et le nom de l’auteur. Sans ce nom particulier, le petit livre serait resté sur la table du libraire. Mais là, je n’ai pas hésité. Il n’y avait qu’une seule personne capable d’écrire près d’une soixantaine de pages sur cette question fondamentale  (c'est le cas de le dire) qui taraude l'humanité, au moins depuis qu'elle a inventé les cabinets. Et cet auteur avait effectivement mené à son terme ce projet fabuleux. La réponse est...the winner is…Henry Miller, of course.

 Après la lecture de ce livre, la coprophilie n’aura plus de secrets pour vous. On y voit aussi l’ami Henry dézinguer d’abord la mère américaine, puis le père, raillant dans un même souffle l’american way of life et les ravages qu’il faisait déjà à l’époque (le texte a été publié en 1952). On a droit aussi à une dissertation philosophique où est convoqué Hegel. Bref, c’est du Miller pur jus. En fin de livre, une petite note nous apprend que Miller avait le projet d’écrire un second tome qui ne vit, malheureusement, jamais le jour. Une question essentielle que tout le monde se pose mais que personne n’ose formuler reste donc sans réponse. Je vous la livre au cas où quelqu’un aurait de l’inspiration : est-ce la constipation qui pousse à la lecture ? Ou bien est-ce l'inverse? Et surtout, n’oubliez pas de bien refermer la porte derrière vous ! 

Publié dans BOUQUINS

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Catherine 04/01/2010 03:14


J'aime bien ce bouquin!

Question comme ça
Cidrolin, c'est une référence au roman "les fleurs bleues", de raymond queneau?


pierrôt 04/01/2010 08:47


oui, bien sûr, c'est le héros du roman de queneau, à relire périodiquement...